Le carnet de plongée, c’est une institution du monde de la plongée. Quand on reçoit son premier carnet, il y a une sensation particulière. On compte le nombre de pages et on se voit déjà remplir tout le carnet. Mais à quoi sert-il justement ce carnet ? comment l’utiliser ? quel support ?

Papier

Il faut savoir qu’il n’y a pas de règle de contenu ou de design pour le carnet de plongée. Vous pouvez très bien concevoir le vôtre avec les informations qui vous semblent pertinentes ou en acheter un tout fait.

Bien sur, dedans, on va mettre ses informations personnelles (téléphone, adresse, nom, prénom, date de naissance, allergies, problèmes médicaux, photo, etc.) mais aussi tout ce qui concerne ses plongées.

Dans certains carnets, vous aurez la courbe de plongée. Dans d’autres pas. La courbe de plongée était particulièrement intéressante quand on plongeait aux tables. Aujourd’hui, avec les ordinateurs de plongée, c’est moins vrai. Cependant, il reste important d’entrer la profondeur max, la durée et le ou les éventuels paliers. La date de plongée et le lieu également. Dans les informations intéressantes, vous pouvez mettre la visibilité et la température. Quand vous irez plonger dans des endroits un peu compliqués, le club de plongée qui vous accueille pourra se faire une idée un peu plus précise de ce que vous avez déjà fait et expérimenté. Je conseille également à mes plongeurs d’indiquer leur équipement. Type (alu/acier) et volume du bloc, type et épaisseur de la combinaison et lestage. Avec ces informations (que vous relirez quand vous arriverez sur place), vous pourrez plus facilement répondre à la sempiternelle question : « Il te faut combien de kilos ? ». Certes, votre dernière plongée, vous aviez 5 kg avec un bloc acier et ici, ce sont des blocs alus mais pas de panique. Normalement, le club devrait pouvoir ajuster correctement. Si vous n’en avez aucune idée, beaucoup de clubs vous demanderont votre poids et diviseront par 10 pour calculer votre lestage. Oui, parfois, ça tombe bien. Parfois moins. Pesant 90 kg, selon l’équipement et la nature de la plongée, je peux descendre avec 6 kg ou 2 kg. Donc, si je peux descendre avec 2, aucune raison de me sur-lester avec 9 kg !

N’hésitez pas également à mettre dans votre carnet ce que vous avez vu ou fait. Votre première épave, vos essais de lestage ou de nouveau matériel, vos exercices, le premier requin baleine, etc. Quel plaisir de se replonger (hihi) dans les souvenirs. Relire ses impressions lors du voyage aux caraïbes, aux philippines ou à l’île de Groix.

Enfin, le tampon de votre guide ou club agrémentera votre carnet. D’une part, son côté artistique (quasiment chaque club, guide ou instructeur a son propre tampon avec son propre dessin) égaiera vos pages, mais il permet également de faire valider votre immersion par la personne qui l’a supervisée. Pour ma part, je ne suis pas très sensible à ce dernier argument. Rien ne vous empêche de faire votre propre tampon et de remplir vous-même vos pages de fausses plongées. Après tout, c’est juste avec votre vie et votre sécurité que vous jouez. Dans le cadre de votre formation, il est possible qu’on vous demande de justifier d’un certain nombre de plongées validées. Alors certes, vous pouvez tricher mais jouer le jeu est tellement plus sympa et sûre. Certains sites peuvent également demander des pré-requis (plus de 10 plongées à plus de 30 m). Si vous avec un carnet à jour, et dûment rempli, vous vous évitez le risque de rester sur la touche.

Si vous souhaitez créer votre propre carnet, vous pouvez utiliser notre modèle. Il est sous licence Creative common BY-SA qui vous autorise à l’utiliser et le modifier à votre convenance mais vous devrez citer Whatnext comme source. Les fichiers sont au format Scribus, un logiciel de PAO libre et gratuit.

Vous pouvez également crée votre propre carnet en achetant un simple cahier et en le remplissant selon vos envies. Certaines plongées ne prendront peut-être qu’une page avec les informations de base (profondeur, durée, site, binôme, équipement, etc.) et pour d’autres, vous collerez des photos, billets de bateau et autres informations, à la manière d’un carnet de voyage !

En ligne

Si vous n’êtes pas trop papier, il existe des carnets de plongée en ligne. Étant donné qu’il n’est pas question de faire de la pub pour une entreprise commerciale plutôt qu’une autre, je ne parlerai que de projets gratuits mais vous en trouverez d’autres en cherchant un peu.

https://fr.divelogs.de/

vous permet d’enregistrer vos plongées et de gérer votre carnet. Vous pouvez faire des impressions et des exports pdf si vous le souhaitez, importer depuis les applications des principaux fabricants d’ordinateurs de plongée ou depuis subsurface, ajouter des photos, enregistrer vos binômes, etc.

Une grosse organisation de plongée internationale a bien essayé de faire un carnet de plongée en ligne, mais je n’en parlerai pas dans cet article. Il semble que le succès ne soit pas vraiment au rendez-vous.

Sur mobile

Nous avons quasiment tous un smartphone avec nous alors pourquoi ne pas s’en servir pour enregistrer ses plongées ? Il existe plusieurs applications que je vous laisse le loisir de trouver pour ne vous parler que des deux que j’ai retenu. Elles sont compatibles Android et Iphone.

L’interface de Tortuba est jolie et on peut facilement agrémenter ses plongées avec des photos. Il y a un petit aspect ludique quand on renseigne ses plongées qui est agréable. Ce que j’aime, c’est qu’il est facile de choisir les photos des espèces rencontrées grâce à une base déjà partiellement remplie et qui n’attend plus que les contributions des utilisateurs.

Capture d'écran Tortuba

DiveMate est un peu particulier. L’application carnet de plongée en tant que telle est gratuite, mais on peut acheter des packs supplémentaires et un petit dongle usb qu’on viendra intercaler entre le téléphone et l’ordinateur de plongée pour récupérer directement les informations de la plongée sur son mobile ou tablette (ios et android).

Sur ordinateur de bureau

Comme dit un peu plus haut, il n’y a pas de formalisme pour le carnet de plongée. Vous pouvez donc tout à fait ouvrir une feuille excel (ou libreoffice, libre et gratuit et y enregistrer vos plongées. Si vous souhaitez un peu plus, vous pouvez utiliser les logiciels des fabricants d’ordinateurs de plongée. Pour ma part, je vous parlerai de subsurface qui a été originellement développé par le créateur de Linux lui-même : Linus Torvald (qui est plongeur évidemment). Certes, Subsurface n’est pas le plus beau ou le plus riche. Mais il a les avantages d’être libre, gratuit, multi plateformes (windows, linux, mac), de fonctionner avec quasiment tous les ordinateurs de plongée et d’avoir toutes les fonctionnalités nécessaires. Si vous achetez un ordinateur Suunto puis que vous passez à un Mares puis un Cressi, transférer vos données de plongées d’un programme à l’autre peut devenir pénible. Avec Subsurface, vous n’avez pas ce problème. Quand vous changez d’ordinateur de plongée, il suffit de changer un paramètre et vous pouvez continuer comme avant. Subsurface peut stocker vos données de plongée en ligne et vous pourrez les consulter sur votre mobile. Autre point fort, vous pouvez utiliser l’application mobile pour géolocaliser les sites de plongée.

Capture d'écran Subsurface

Conclusion

Que ce soit pour le plaisir ou par conviction, ne négligez pas votre carnet de plongée, surtout au début de votre formation. Quand vous aurez accumulé plusieurs centaines de plongées, vous pourrez lever le pied, on ne vous demandera plus de justifier de quoi que ce soit :). Ceci dit, cela reste un bon carnet de souvenirs !!

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À propos de l'auteur
Plonger, partager, transmettre, l'évolution s'est faite naturellement. Ouvert à toutes les nouvelles expériences et rencontres, il m'est rapidement devenu évident que "la connaissance n'a de valeur que si elle est partagée".

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